Comment évolue le marché de l'Art ?

Publié le par aix'elles

Photo Isabelle Foriat Atelier Patrimonium

Photo Isabelle Foriat Atelier Patrimonium

Christine Surgens intervenait le vendredi 14 octobre 2016 à 16h au Salon d’Automne avec Aude de Kerros sur « Comment évolue le marché de l’art ». En effet, dans le domaine de l'art, les ventes en ligne se développent : ...les ventes en ligne affichent en 2015 un volume de  2,19 milliards d’euros selon l’assureur Hiscox…  Soit une hausse de 108 % par rapport à 2013 et ceci malgré un marché de l’art qui marque le pas à l’échelle de la planète (1). Autant dire que ces ventes décollent : certains prévoient que plus de 80% du marché de l’art passera sur le net dans les 5 ans qui viennent." 

C'est dans l'air du temps : "L’achat d’objets d’art en ligne serait plus facile, plus rapide, il suffit de quelques clics, mais aussi plus démocratique que les traditionnelles ventes aux enchères et leurs salles prestigieuses : 67% des acheteurs en ligne ont acquis des œuvres de moins de 5000 euros
et surtout les frais sont considérablement réduits"
.

Pour éviter que ce marché ne leur échappe, les grandes salles de vente s'y mettent.
"Christie’s a pris la tête des plateformes en lignes ; Sotheby’s, bon 4ème, entend rattraper son
retard en s’associant avec ebay. Mais la rentabilité n’est pas assurée. Artprice avec pourtant 3,6 millions d’abonnés n’aurait retiré que 500 000 euros en 2015 de ce commerce. Beaucoup de
petites Start up ont fermé boutique et même Amazon ne semble pas avoir si bien réussi.

En cause, les coûts technologiques : au minimum 5 à 600 000 euros de mise initiale avec un amortissement qui demande au moins 5 ans… car il faut trouver le bon algorithme et le
perfectionner sans cesse. Or le secteur est déjà si saturé que des fusions de plateformes sont enclenchées. Enfin, les enchères on line peinent à convaincre les grands collectionneurs de leur confier des œuvres d’exception. Internet pêche par manque d’expertise, les ventes en ligne s’apparentent à du courtage et les sociétés n’engagent pas leur responsabilité juridique quant à
l’état, voire l’authenticité de l’œuvre : les maisons de ventes traditionnelles restent beaucoup plus crédibles sur ce point. Certaines Start up ont bien embauché, par dizaines, des experts…qui travaillent sur photos ! Or on peut, à la rigueur, acheter par le net un artiste qu’on connait très bien
par ailleurs, mais s’il s’agit d’un inconnu total on ne pourra  acheter ainsi que l’image d’une œuvre ce qui est souvent bien loin de l’œuvre
. L’étape suivante promet d’être jouissive. Le collectionneur utilisera sans doute un algorithme pour trouver l’œuvre la plus ceci ou cela. Au final des machines achèteront à d’autres machines des œuvres réalisées… je n’ose poursuivre. Ainsi finira le marché
de l’art. A moins  que quelques résistants reviennent à la case départ, offrant à l’amateur leurs
œuvres dans leur atelier…"  
D'après l'article de Christine Sourgins

 

Cependant, les ateliers résistent encore, peut être difficilement mais ils résistent grâce à la passion des artistes et des amateurs d'art. Les échelles de valeur sont peut différentes et encore .... La vente en ligne peut être un bon complément pour toucher plus de monde mais nul ne remplacera ce contact direct avec l'artiste, les échanges et comme pour les livres, le besoin et l'envie de toucher les œuvres, ne serait-ce qu'avec les yeux et le plaisir de
rencontrer une femme ou un homme et partager son univers.

Article collaboratif : d'après l'article de Christine Sourgins
Aix'Elles, Christine Jaugey et Isabelle Foriat
Isabelle Foriat : Atelier de restauration d'art
192 chemin des moulins- 84120 Pertuis
Tél: 06.50.70.13.78
WWW.ATELIERPATRIMONIUM.FR

 

 

 

 

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